14 Octobre 2026
Lors des sessions du Conseil départemental des 12 octobre et 13 octobre, je suis intervenu au nom du groupe des élus de gauche et républicains pour revenir sur les enseignements des élections sénatoriales, dresser le bilan de la présidence de Dominique Le Mèner alors qu’il s’apprêtait à quitter ses fonctions et présenter nos exigences pour l’avenir de notre collectivité.
Les sénatoriales, cinq enseignements
Le scrutin confirme d’abord l’ancrage territorial de Thierry Cozic, qui recueille 4 733 voix, soit 122 de plus qu’au précédent scrutin. Il marque également l’effacement de la majorité présidentielle et la progression préoccupante du Rassemblement national, passé de 22 à 193 voix en Sarthe.
Autre enseignement : les divisions de la majorité départementale, dont les trois listes perdent 120 voix par rapport au scrutin précédent. Enfin, Dominique Le Mèner réalise un score très faible qui montre que sa candidature n’a pas été comprise.
D’une manière générale, ces résultats interrogent sur les équilibres politiques locaux, mais aussi sur les choix et les stratégies qui ont marqué cette élection. La progression de l’extrême droite doit surtout nous alerter. Elle nous rappelle notre responsabilité collective dans la défense des valeurs républicaines.
Quel regard sur la Présidence sortante ?
Dans mon intervention, j’ai tenu à reconnaître les réalisations positives de la présidence de Dominique Le Méner : la poursuite de la rénovation des collèges, le développement du numérique et de la fibre optique, la valorisation de l’abbaye de l’Épau, ainsi qu’une situation financière départementale saine.
Mais ces réalisations ne doivent pas masquer nos désaccords. Nous avons trop souvent regretté une pratique verticale du pouvoir, un manque d’écoute de l’opposition et des décisions prises sans concertation suffisante.
Nous contestons également cette tendance à opposer l’agglomération mancelle aux territoires ruraux et périurbains. La ville a besoin de la campagne, comme la campagne a besoin de la ville. Le développement de la Sarthe doit reposer sur la complémentarité et la coopération entre ses territoires.
Enfin, nous estimons que plusieurs politiques publiques auraient mérité davantage d’ambition, notamment en matière sociale, avec l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » à La Flèche, la gestion du RSA et la tarification sociale dans la restauration scolaire. La transition écologique appelle, elle aussi, des investissements plus importants et des résultats concrets.
Notre conviction reste la même : il ne s’agit pas nécessairement de dépenser davantage, mais de dépenser autrement et mieux.
Pour la nouvelle présidence, trois exigences
Le départ de Dominique Le Mèner au Sénat ouvre une nouvelle étape pour le Conseil départemental. J’ai annoncé ma candidature à la présidence au nom de notre groupe, avec la volonté de représenter les 25 % de Sarthoises et de Sarthois qui nous ont fait confiance au premier tour des élections départementales de 2021 et de continuer à défendre notre projet pour une Sarthe plus attractive, plus solidaire et plus écologique.
Je sais que l’issue du scrutin était largement prévisible. Mais cette candidature était aussi l’occasion de porter publiquement les propositions de notre groupe et de rappeler les exigences que nous formulons pour les dix-huit mois à venir.
Nous en avons identifié trois :
À travers ces interventions, j’ai voulu rappeler qu’une autre manière de conduire les politiques départementales est possible : une gouvernance qui rassemble plutôt qu’elle ne divise, qui écoute plutôt qu’elle n’impose et qui agit avec ambition face aux défis sociaux et environnementaux.
Retrouvez mes deux interventions ci-dessous.
Retrouvez l'intégralité de mon intervention lors de la session du 12 octobre.
Retrouvez l'intégralité de mon intervention lors de la session du 13 octobre consacrée à l'élection du Président du Conseil départemental.