10 Février 2010
Cet après-midi, Lionel JOSPIN était au Mans pour dédicacer chez Doucet son livre d'entretien avec les journalistes Pierre Favier et Patrick Rotman : Lionel raconte Jospin. De son enfance à l'Hôtel Matignon, Lionel Jospin y raconte pour la première fois son parcours personnel et politique lié à l'aventure de la gauche depuis un demi-siècle.
A cette occasion, Jean-Claude BOULARD avait invité Lionel JOSPIN à faire un petit détour par l'Hôtel de Ville. Une visite que je ne voulais surtout pas manquer pour trois raisons assez simples :
Si j'ai déjà eu l'occasion de croiser Lionel JOSPIN dans diverses réunions politiques du Parti Socialiste, c'est le seul leader historique du Parti que je n'avais jamais véritablement rencontré. C'est désormais chose faite. J'ai découvert un homme particulièrement agréable, attentif aux autres, curieux de ce qui l'entoure et bourré d'humour … finalement très loin de cet image d'austère que les médias lui ont collée à un moment.
A son arrivée à la mairie du Mans avec Patrick DELPECH avec qui Lionel JOSPIN
partage des souvenirs communs : ils ont commencé à militer ensemble dans la
même section parisienne dans les années 70.
Si je me suis éveillé à la politique sous le second septennat de François Mitterrand, c'est sous Lionel JOSPIN que j'ai fait mes premiers pas en politique. Accédant à un mandat d'élu en 1995, je suis finalement de la "Génération Jospin". Je me souviens très bien de ma première campagne cantonale en 1998 et du tract que nous avions sorti juste avant le premier tour, avec mes camarades nous évoquions les grandes réformes conduites par la Dream team de Jospin : emploi-jeunes, 35 heures, parité, couverture maladie universelle … A n'en pas douter, l'étiquette "Jospin" m'avait permis de grappiller les quelques dizaines de voix me permettant d'être en tête de la Gauche et finalement élu.
Enfin, être présent à ses côtés était également le moyen de le remercier pour son action et lui dire combien il manque aujourd'hui. Bien sûr, il est impossible de refaire l'Histoire … mais si nous avions la possibilité d'effacer ce funeste 21 avril 2002, la France aurait probablement un autre visage aujourd'hui. Évoquant, cette journée Lionel JOSPIN nous faisait part de deux regrets : avoir fait preuve de dilettantisme dans la conduite de la campagne et de ne pas avoir su rassembler davantage la Gauche dans sa diversité. Personnellement, mon regret est plus simple : c'est qu'il n'ait pas réussi à revenir en 2007 au moment où nous avions besoin de lui … mais le voulait-il vraiment ?
Pour finir, je souhaite partager avec vous la dédicace qu'il m'a offerte :
Une dernière photo prise lors de la visite du Musée Archéologique :