Le Blog-notes de Christophe COUNIL

L'emploi est-il la priorité du Conseil général de la Sarthe ?

En cette période de rentrée, chacun s’accorde à considérer que la question de l’emploi reste la priorité n°1. L’enjeu est de taille : la tendance à la hausse du taux de chômage en France est notable depuis 2008. Comme l’exprimait Jean-Marc AYRAULT récemment « tous les outils sont engagés pour atteindre un objectif qui est de faire reculer le chômage dans notre pays et de renverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année 2013. Ce n’est pas quelque chose qui se décrète, ça ne se fait pas par un coup de baguette magique, pour ça, il faut mobiliser, mobiliser ».

 

Dans ce contexte, nous ne pouvons que regretter la faible mobilisation du Conseil général de la Sarthe… comme si les élus UMP, désormais dans l’opposition au niveau national, ne se sentaient pas concernés par cette mobilisation.


Ainsi, le Conseil général de la Sarthe est actuellement l’un des rares Départements de France a n’avoir pris aucun engagement dans le cadre des Emplois d’avenir, ce nouveau dispositif qui permet à des jeunes sans formation d’accéder à un contrat de travail de 3 années. Pourtant, tant dans ses services que dans les Collèges ou les maisons de retraite, le Conseil général serait en mesure de proposer une centaine de contrats. C’est le cas, dans l’ensemble des Départements de la Région, 30 contrats pour le Conseil général de la Mayenne, 50 pour celui du Maine et Loire ou encore 200 en Loire-Atlantique… 0 pour la Sarthe.

 

Lutter contre le chômage, c’est également aider les entreprises à se développer et à créer de l’emploi. Là aussi, les choix politiques du Conseil général de la Sarthe doivent nous interroger.

 

Ainsi, le Département est l’initiateur du Syndicat de développement économique du Sud Sarthe qui vient de dépenser plus de 6 millions d’euros pour transformer des anciens terrains militaires en une zone d’activités de 200 hectares… une initiative qui pourrait être intéressante si dans le même temps notre Département ne comptait pas plusieurs zones d’activités aménagées qui attendent encore des entreprises : 30 hectares disponibles sur OuestPark (Le Bailleul), 30 hectares sur Maine EcoPark (Maresché) ou encore 44 hectares sur le PAID (Parc d'Activités d'Intérêt Départemental) d’Arconnay et de Cerisé… autant de parcs départementaux qui sont pourtant situés en bordure d’échangeurs autoroutiers.

 

Plutôt que de continuer à aménager des Parcs d’activités fantômes ne faudrait-il pas investir différemment en construisant des pépinières d’entreprises, des bâtiments blancs ou encore en soutenant davantage la recherche et le développement à l’exportation… ?

 

Deux exemples qui démontrent aisément que les choix des élus UMP ne sont pas à la hauteur de l’enjeu que constitue la lutte pour l’emploi.

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