Le Blog-notes de Christophe COUNIL

L'avenir des Ateliers SNCF du Mans passe peut-être par leur électrification.

Ateliers-SNCF.jpgMardi dernier, j'ai participé à la deuxième table ronde sur l'avenir des Ateliers de la SNCF  qui réunissait la direction de la SNCF, les représentants syndicaux des Ateliers et les élus municipaux, départementaux et régionaux pour débattre de l'avenir des Ateliers.

 

Environ 230 agents travaillent dans les Ateliers du Mans à la maintenance et la modernisation d'une partie du matériel roulant de la SNCF. Implantés au Mans depuis 1913, les Ateliers SNCF se consacrent depuis 10 ans à la réparation exclusive de PRM (Pièces Réparables du Matériel).


L'établissement a été plusieurs fois mis en valeur au plus huat niveau de l'entreprise du fait de ses résultats. Louis Gallois, Président de la SNCF en visite sur le site avait déclaré en 2004 : "Il n'y a plus de doute sur l'avenir de l'établissement (…) Vous avez accepté le changement. Vous avez solidifié l'établissement. Je ne dis pas cela partout où je passe."

 

Pourtant, fin 2008 la Direction de la SNCF a annoncé une fermeture du site de l'avenue de Bretagne en 2013. Une première table ronde réunie à l'initiative de la Municipalité du Mans s'était tenue le 10 juin 2009 et avait abouti à la mise en place d'un Comité de suivi chargé d'explorer toutes les pistes pouvant permettre de maintenir l'activité ferroviaire sur le site des Ateliers SNCF. Un an plus tard, il était temps de faire le bilan des travaux du Comité de suivi.

 

Rappelant son intérêt pour la Ville du Mans dans laquelle elle a implanté plusieurs centaines d'emplois depuis 2002 en délocalisant son Centre d'ingénierie du matériel puis plus récemment, son tout nouveau centre de formation "Technicampus", la Direction de la SNCF a confirmé sa volonté de mettre fin d'ici 2013 à la production de PRM, activité principale des ateliers, en profitant de la décroissance naturelles des effectifs liées aux départs en retraite. Toutefois, elle a proposé de nouvelles perspectives permettant de maintenir une activité ferroviaire sur le site : implantation d'une unité de déconstruction et de valorisation de matériels en fin de vie, mise en place d'une équipe mobile d'intervention et de réparation et création d'une unité de maintenance des TER en lien avec le Conseil régional des Pays de la Loire. Soit un total de 40 à 50 emplois maintenus sur site.

 

Ces propositions constituent une base de négociations intéressantes mais ne sont en aucun cas suffisant comme l'on rappelés les représentants syndicaux soutenus par les élus. Nous sommes tous convaincus que Le Mans peut et doit jouer un rôle majeur dans le domaine de la maintenance du matériel avec un haut niveau d’emploi. C'est la raison pour laquelle le Maire du Mans a proposé de mettre à l'étude le raccordement électrique des ateliers de façon à permettre la maintenance de trains et notamment les TER au sein même des Ateliers.

 

Chacun s'est déclaré prêt à poursuivre le dialogue sur ces bases de façon à pérenniser l'activité des Ateliers qui constituent, comme je l'avais rappelé en introduction de la Table ronde, une page importante du passé industriel des Quartiers Sud mais qui peuvent et doivent également être une page de notre avenir commun.

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