La construction d'un nouvel ordre mondial impose de répondre à 4 défis majeurs :
La multiplication des conflits locaux, le développement de nouvelles menaces comme le terrorisme ou la prolifération nucléaire rendent nécessaire de repenser les questions de sécurité à l'échelle
mondiale et favoriser l'émergence d'un monde de paix.
Il faut aussi élargir la notion même de sécurité, en prenant en compte tous les problèmes qui
pèsent sur l'avenir de l'humanité. Ainsi, l’urgence environnementale impose la nécessité de trouver des solutions rapides au réchauffement climatique, à la disparition des espèces végétales et
animales afin de préserver notre environnement et la biodiversité.
Les questions environnementales sont intiment liées à la question du développement. Comment
assurer le légitime développement des pays du Sud sans dégrader davantage la
nature ? Comment
assurer les besoins vitaux d’une population en forte augmentation alors que les ressources mondiales s’épuisent ? Le développement des pays du Sud est également l'un des défis à relever
pour construire ce nouvel ordre mondial.
Enfin, la crise économique née de la crise américaine des Subprimes en septembre 2008 a montré les limites du capitalisme financier et surtout la nécessité de mieux réguler les flux
financiers à l'échelle de la planète : lutte contre les paradis fiscaux, limitation des bonus des opérateurs du marché.
Il apparaît clairement que la solution à ces quatre défis ne peut pas intervenir dans le cadre national et nécessite des règlements internationaux dans le cadre d'une gouvernance
planétaire. Aujourd'hui, les structures de dialogue sont nombreuses. Ainsi, l’ONU et ses organisations annexes tentent d’organiser la réflexion et l’action pour répondre aux défis majeurs de
la planète : interventions des casques bleus sur les zones de conflits, conventions et traités internationaux, aide au développement, mise en place du tribunal pénal international ...
Toutefois, si les outils permettant l'émergence d'une gouvernance planétaire existent, ils ne peuvent être efficaces que si les États membres le veulent. Ainsi, pour défendre leurs propres
intérêts, les Etats peuvent mettre en échec ou paralyser la recherche d’un consensus ou l’application des décisions prises. L'échec du Sommet de Copenhague en est, à nouveau, la preuve
éclatante.
L’émergence d’une gouvernance mondiale n'est donc qu'une utopie ?
Lundi 21 décembre 2009
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