Le Blog-notes de Christophe COUNIL

Insécurité : l’échec de Sarkozy, les propositions de F. Hollande

original.23854.jpgCes dernières années l’insécurité en France n’a pas reculé. Selon le gouvernement on constate une baisse de 17 % de l'insécurité depuis 2003.

 

Sur le terrain, le constat n’est pas le même. Au contraire, nous constatons une forte aggravation des violences aux personnes. Ainsi, en Sarthe les atteintes volontaires à l’intégrité physique ont augmenté de près de 6% en 2011 faisant de notre département celui dans lequel le nombre de faits pour 1000 habitants est le plus important (5.4) des Pays de la Loire.

 

De même la part des mineurs dans les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes ne cesse de progresser. En Sarthe, en 2011, la délinquance des mineurs sur cette question a été marquée par une augmentation de 24%. Désormais, 47% des personnes mises en cause pour des violences physiques crapuleuses sont mineures.

 

Le droit à la sécurité et le droit à la justice ne sont plus également garantis par les pouvoirs publics pour une grande majorité de la population. Ceci nourrit un sentiment de défiance de plus en plus profond vis-à-vis des institutions et des pouvoirs publics qui en ont normalement la charge. Ce sentiment de défiance renforce d’autant plus celui d'insécurité. C’est l’un des grands échecs de Nicolas Sarkozy.

 

Lors de son déplacement à Dijon le lundi 6 février, François Hollande se  a préconisé à l’occasion de son déplacement une politique de lutte contre la délinquance des mineurs fondée sur un "juste équilibre" entre sanction et prévention. Il a rappelé qu’il proposait un "doublement des centres éducatifs fermés" (CEF), pour les porter à 80 sur le quinquennat, mais aussi des moyens pour les centres d'éducation renforcée et autres établissements de placement éducatif.

 

"Moi, je fais de la sécurité un enjeu au quotidien. Il n'y a pas besoin d'ouvrir des polémiques, de faire des phrases, de créer de la tension sur cette question de l'insécurité", a-t-il déclaré. François Hollande a exprimé le besoin d' "un contrat clair entre l'Etat et les collectivités locales" pour assurer une politique de prévention partout, "de quartier, de rue, d'escalier", afin d'éviter que les jeunes n'entrent dans la chaîne pénale.

 

Favorable à la vidéosurveillance, François Hollande a pour autant insisté sur le fait qu’elle " ne pouvait pas "se substituer à une politique de sécurité fondée sur la présence humaine" d’où sa volonté de créer 5 000 postes dans la Police, la gendarmerie et la justice durant le prochain quinquennat.

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