Le Blog-notes de Christophe COUNIL

A la rencontre de Lionel JOSPIN

Cet après-midi, Lionel JOSPIN était au Mans pour dédicacer chez Doucet son livre d'entretien avec les journalistes Pierre Favier et Patrick Rotman : Lionel raconte Jospin. De son enfance à l'Hôtel Matignon, Lionel Jospin y raconte pour la première fois son parcours personnel et politique lié à l'aventure de la gauche depuis un demi-siècle.

 

A cette occasion, Jean-Claude BOULARD avait invité Lionel JOSPIN à faire un petit détour par l'Hôtel de Ville. Une visite que je ne voulais surtout pas manquer pour trois raisons assez simples :

 

Si j'ai déjà eu l'occasion de croiser Lionel JOSPIN dans diverses réunions politiques du Parti Socialiste, c'est le seul leader historique du Parti que je n'avais jamais véritablement rencontré. C'est désormais chose faite. J'ai découvert un homme particulièrement agréable, attentif aux autres, curieux de ce qui l'entoure et bourré d'humour … finalement très loin de cet image d'austère que les médias lui ont collée à un moment.


Jospin 1

A son arrivée à la mairie du Mans avec Patrick DELPECH avec qui Lionel JOSPIN

partage des souvenirs communs : ils ont commencé à militer ensemble dans la

même section parisienne dans les années 70.


Si je me suis éveillé à la politique sous le second septennat de François Mitterrand, c'est sous Lionel JOSPIN que j'ai fait mes premiers pas en politique. Accédant à un mandat d'élu en 1995, je suis finalement de la "Génération Jospin". Je me souviens très bien de ma première campagne cantonale en 1998 et du tract que nous avions sorti juste avant le premier tour, avec mes camarades nous évoquions les grandes réformes conduites par la Dream team de Jospin : emploi-jeunes, 35 heures, parité, couverture maladie universelle … A n'en pas douter, l'étiquette "Jospin" m'avait permis de grappiller les quelques dizaines de voix me permettant d'être en tête de la Gauche et finalement élu.

 

Jospin 2


Dans le bureau de Jean-Claude BOULARD pour signer le livre d'or de la Ville du Mans

 


Enfin, être présent à ses côtés était également le moyen de le remercier pour son action et lui dire combien il manque aujourd'hui. Bien sûr, il est impossible de refaire l'Histoire … mais si nous avions la possibilité d'effacer ce funeste 21 avril 2002, la France aurait probablement un autre visage aujourd'hui. Évoquant, cette journée Lionel JOSPIN nous faisait part de deux regrets : avoir fait preuve de dilettantisme dans la conduite de la campagne et de ne pas avoir su rassembler davantage la Gauche dans sa diversité. Personnellement, mon regret est plus simple : c'est qu'il n'ait pas réussi à revenir en 2007 au moment où nous avions besoin de lui … mais le voulait-il vraiment ?

 

Pour finir, je souhaite partager avec vous la dédicace qu'il m'a offerte :

 

dédicace Jospin

 


Une dernière photo prise lors de la visite du Musée Archéologique :

 

Jospin-3.jpg


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blagman 12/02/2010 11:09


C'est marrant, les politiques deviennent plus sympathiques quand ils ne sont plus dans le système ! C'est le cas avec Chirac, et à vous lire, c'est le cas avec Jospin (dans une moindre mesure
peut-être)

Concernant la présidentielle, je vois mal les Royal, Fabius ou DSK se mettre à genoux en 2007 en disant "On n'y arrivera pas. Reviens Yoyo!". C'est facile de dire après coup qu'il aurait eu plus de
chance que telle ou tel.

Il ne faut pas oublier que quand la "dream team" de Jospin a sévi, la situation économique n'était pas si mauvaise. Il y avait certes du chômage, mais globalement, la situation était nettement
meilleure qu'aujourd'hui.
C'est pas aujourd'hui qu'on aurait pu dire "tiens, si on travaillait 35h payés 39 !"