Le Blog-notes de Christophe COUNIL

Quand l'UMP départementale refuse le débat

Lors de la dernière session du Conseil général de la Sarthe le 29 octobre dernier, nous avons atteint des sommets dans le refus de la majorité UMP de débattre de son bilan et de son absence de propositions concrètes. Plusieurs points étaient à l'ordre du jour :

 

Décision modificative n°1 du budget 2007 : Rarement nous n’avons eu à nous prononcé sur une DM aussi insipide, ne contenant que des ajustements de crédits et aucune proposition nouvelle … preuve que les possibilités d’actions du département sont désormais fortement réduites. Nous avons alors évoqué les mauvaises nouvelles en provenance de Bercy qui a choisi de faire payer la faillite du gouvernement aux collectivités locales en remettant en cause le contrat de croissance et de solidarité, qui fonde depuis dix ans les relations financières entre l’Etat et les collectivités locales. Ce fut peine perdue … cela n’était pas d’après R. du Luart l’objet du débat !

 

Ajustement des crédits de l'insertion : Depuis quelques mois les acteurs de l’insertion en Sarthe sont dans le flou concernant leur proche avenir : baisse du nombre de contrats aidés annoncée pour 2008, absence totale de réunion de certaines Commissions locales d’insertion, difficultés financières … Un audit réalisé par le Conseil général souligne même le fait que la Sarthe a trop de chantiers … la majorité UMP veut-elle en supprimer certains ? Là encore, nous n'avons eu aucune réponse !

 

Situation de l'emploi en Sarthe : Alors que la Sarthe est le seul département de la région à perdre des emplois industriels, nous avons interrogé la majorité UMP sur le bilan des trois Maisons de l’emploi financées à grand frais par le Conseil général. Je ne suis pas persuadé qu'ils aient bien compris notre question !

 

Financement par le département du remembrement lié à la ligne grande vitesse : Drôle de façon de s'opposer au contournement du Mans et à une nouvelle saignée dans le paysage sarthois. Néanmoins, nous n'avons quasiment pas eu le droit à la parole, R. du Luart nous interdisant de rouvrir le débat !

 

Il est vrai que pour une majorité à bout de souffle il est préférable de ne pas parler bilan et propositions …

 

Nous n'étions toutefois pas au bout de notre peine, R. du Luart m'expliquant à l'occasion d'un échange sur le personnel du Conseil général que je n'étais qu'un "enculeur de mouche" !!! Drôle de langage pour un Vice-Président du Sénat.

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