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Politique nationale et internationale

485 bureaux de poste fermés depuis le début de l’année, accélération du désengagement de l’entreprise publique des zones rurales ou des quartiers jugés insuffisamment rentables, 7 416 emplois détruits en six mois, soit autant que le nombre de suppressions d’emplois enregistrées pour toute l’année 2008…

 

Ces évolutions ne sont évidemment pas étrangères au projet de changement de statut de la Poste. Le gouvernement prépare la mue de l’entreprise publique en société anonyme. Il a beau clamer que le capital restera à 100%public, il ne trompe personne. Il s’y était engagé pour EDF-GDF pour mieux privatiser ensuite.

 

Ce gouvernement n’hésitera pas trahir pour mener à bien son entreprise de casse des services publics. Dans ce combat pour empêcher une privatisation injustifiable,  c’est toute la gauche qui est rassemblée, l’ensemble des syndicats qui sont unis, des territoires.

 

Du 28 septembre au 3 octobre, chaque citoyen est appelé à participer aux votations citoyennes organisés sur tout le territoire pour exiger du gouvernement l'organisation d'un référendum populaire sur l'avenir de la Poste.

 


Pour participer aux votations citoyennes au Mans, les élus de la majorité municipale ont décidé d'ouvrir plusieurs bureaux de vote dont celui du marché de la Cité des Pins le samedi 3 octobre de 9 heures à midi.


Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 22:10
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Dans un précédent article, je notais que "pour nous Socialistes, l'enjeu des élections européennes était double :  permettre l'émergence d'une majorité de gauche au Parlement européen et battre les listes de l'UMP".


Au final, nous avons perdu sur les deux tableaux puisque nous subissons un revers cinglant qui s'inscrit dans le cadre d'un recul du PSE au Parlement européen.


Avec 16.48% des suffrages les listes socialistes arrivent loin derrière les listes UMP (27.9%) et dépassent les listes Europe - Écologie (16.28%) de seulement 35 000 voix.  Même au Mans, notre Parti s'effondre alors que l'action de nos élus est clairement appréciée par la population.


Cette défaite n'est pas étonnante et trouve d'abord son origine dans l'image que véhicule le PS En clair, comment les électeurs peuvent-ils continuer à faire confiance à une force politique dans laquelle les querelles de personnes ont pris le pas sur le débat d'idées ?


Cette défaite est également liée à l'absence de discours clair. Critiquer n'est pas suffisant ? Revendiquer l'abolition du paquet fiscal ne fait pas une politique ? Quelles sont aujourd'hui les propositions des Socialistes ?


De même, nous avons perdu parce que nous avons été mauvais :

 

  • Mauvais dans notre discours qui a privilégié l'appel à sanctionner la politique de Sarkozy au lieu de mettre en avant les propositions du PSE pour l'Europe.

 

 

  • Mauvais dans notre communication. Il n'y a qu'à se reporter à la profession de foi de nos candidats : un document totalement vide dans lequel ne figure aucune proposition.

 

 

  • Mauvais dans notre organisation. Alors que la section  que je dirige tait en mesure de distribuer 24 000 tracts dans les boites aux lettres des Quartiers Sud du Mans, le Parti ne nous a fourni que 500 documents à distribuer ... Il en fut de même pour les affiches officielles puisque nous ne disposions que de 6 affiches pour deux semaines de campagne.

 


Oui, nous avons été mauvais alors que d'autres formations à commencer par Europe - Écologie avaient fait le choix de se rassembler pour parler de l'Europe.

 


Quand j'entends, Martine AUBRY, notre première secrétaire, dire que si "la Campagne était à refaire, elle referait la même campagne ..." (France info le 8 juin), je suis particulièrement inquiet sur l'avenir du PS. Prendre une claque est une chose ... mais ne pas savoir en tirer les leçons pour rebondir est beaucoup plus inquiétant.


Il est temps de remettre en route cette grande machine qu'est le Parti socialiste. Le remettre en route en l'ouvrant sur l'extérieur, en redonnant ses lettres de noblesse aux débats d'idées et en faisant enfin taire les voix discordantes de nos dirigeants qui se complaisent dans la médiocrité des petites phrases et des combats de personnes.


Les militants sont prêts à débattre et à travailler mais encore faudra-t-il que nos dirigeants entendent les grondements qui montent de la base. A n'en pas douter, les prochains mois seront décisifs.

 

Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 22:04
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La comparaison avec les résultats des deux précédents scrutins dans les Quartiers Sud du Mans permet d'observer des mouvements conformes au reste du pays   :

  •   La participation s'effondre en dessous de la barre des 30% de votants, un chiffre jamais atteint jusqu'à présent.
  •   L'élection profite principalement à l'extrême gauche et aux Verts. Avec respectivement 12% et 14% des suffrages, ces deux mouvements doublent leur score par rapport aux élections de 2005.
  •   Le grand perdant est clairement le Parti socialiste qui s'effondre en perdant plus de 1 300 voix entre 2005 et 2009 obtenant seulement 24.3% des suffrages. Toutefois, le résultat du PS dans les Quartiers Sud reste honorable en comparaison aux 16% et 18% obtenus à l'échelle nationale et départementale.
  •   La droite (UMP + divers droite) réalise des scores assez semblables d'une élection à l'autre (19.2% en 1999, 21.1% en 2005 et 22.3% en 2009) restant en dessous du quart des suffrages exprimés.
  •   L'extrême - droite atteint un de ses niveaux les plus bas en recueillant un peu plus de 5% des suffrages.

 

 

Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 21:56
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A quelques jours des élections européennes, je souhaite tout simplement vous faire part de quelques réflexions :


Un vote pour la paix et l'avenir

Alors que l'abstention est annoncée à un niveau record, je pense qu'il existe deux arguments très simples à mettre en avant pour expliquer pourquoi il est important d'aller voter dimanche. L'un appartient au passé, l'autre appartient à l'avenir.


Le premier repose sur l'idée de base de la Construction européenne : bâtir et préserver la paix entre les nations du continent européen. En effet, l'Europe c'est d'abord et avant tout un demi-siècle de paix après un demi-siècle de tensions, de haines et de guerres destructrices. J'ai l'impression que plus on s'éloigne de la fin de la Seconde guerre mondiale, plus on oublie ce formidable acquis de la construction européenne.

 


Le deuxième argument tient davantage à l'avenir. Le choix des Européens dimanche prochain aura pour la seconde fois une influence forte sur l'avenir de l'Europe puisque le Parlement européen dispose de pouvoirs de plus en plus importants et notamment celui d'investir la Président de la Commission européenne.

 


Avec les Socialistes européens, donnons un nouveau sens à l'Europe

L'un des éléments pouvant expliquer le désintérêt des Européens pour ce scrutin réside peut-être dans les choix de l'Europe ... Une Europe qui serait trop éloignée des citoyens, une Europe qui ferait la part belle aux intérêts financiers. C'est probablement vrai. Faut-il pour autant s'y résigner.


Justement, le scrutin européen est l'occasion de réorienter la Construction européenne. Une majorité de gauche demain à Strasbourg permettra à coup sûr de faire entendre la voix des peuples européens et donner un sens plus social à l'Europe. C'est justement l'objet du Manifesto, programme commun à l'ensemble des Socialistes européens.


Travaillistes anglais, socio-démocrates allemands, socialistes français, italiens ou espagnols ... tous sont d'accord sur la nécessité de promouvoir une Europe qui place les citoyens d'abord.


Ensemble, ils proposent par exemple la signature d'un Pacte européen du progrès social établissant des objectifs et des normes pour les politiques nationales de solidarité, de santé et d'éducation afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités. Cela passe par un accord européen sur les salaires prévoyant l'établissement d'un salaire minimum décent dans tous les États.


Ensemble, ils proposent de porter dans les négociations internationales un objectif de réduction de 30% à l'horizon 2020 des émissions de gaz à effet de serre.


Ensemble, ils proposent de créer une Chartre Européenne des Droits de la Femme pour améliorer les droits effectifs des femmes dans toute l'Union européenne.


Ensemble, ils proposent une série de 71 actions concrètes que seule une majorité de gauche sera à même de mettre en œuvre demain à Strasbourg.

 

Garder notre euro-député sarthois

Enfin, nous avons localement un autre intérêt : permettre à Stéphane LE FOLL notre premier et unique euro - député de poursuivre son action au Parlement européen. J'ai eu l'occasion d'y rendre visite en mars dernier avec un groupe de 35 élèves. Nous y avons rencontré un député convaincu et convaincant. Un député convaincu que notre avenir est dans le renforcement de Construction européenne. Un député convaincant lorsqu'il s'agit de défendre et d'expliquer le projet européen.

 

Grâce à Stéphane, nous avons, lors de ce périple dans l'Est de la France, eu l'occasion de nous rendre sur le champ de bataille de Douaumont et sur le site du camp de concentration du Struthof ... On mesure dans ces moments-là ce que nous devons à l'Europe et combien son renforcement est un nécessité.


Le 7 juin, donnons un nouveau sens à l'Europe

avec l'ensemble des Socialistes européens.


 

Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 20:53
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Les salariés doivent pouvoir continuer à travailler de chez eux quand ils sont en arrêt maladie prolongé ou en congé maternité a proposé lundi le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, qui compte défendre à l'Assemblée "un droit nouveau" pour les travailleurs. Il faut tout de même être sacrément tordu pour considérer qu’une telle proposition constitue un nouveau droit pour les salariés … il s’agit, au contraire, d’un recul majeur sur un des principaux progrès sociaux obtenus de dures luttes par les syndicats ouvriers à la fin du XIXème siècle. Les défenseurs de la proposition considèreront probablement que ce nouveau "droit" serait réservé aux volontaires … Mais, quand on connaît le fonctionnement du monde de l’entreprise aujourd’hui, il y a fort à parier que ce nouveau "droit" se transformera en un "devoir" pour les salariés.



Dans le même ordre d’idée la proposition du Ministre de l’Éducation nationale de créer "une force mobile d'agents" intervenant en milieu scolaire "sur des missions de prévention et de contrôle" de la violence et notamment la fouille des cartables semble tout autant délirant. Je ne vois pas en quoi la création d’un "GIGN scolaire" résoudra les problèmes de violences qui sont notamment liés à la réduction des moyens d’encadrement des enfants dans les établissements. "Quand un gouvernement en vient à proposer de substituer des policiers aux enseignants, c'est qu'il a échoué sur toute la ligne" rappelait à juste titre Bruno Julliard, secrétaire national chargé de l'Education au Parti Socialiste. Mais après tout ne vient-on pas d’assister à l'arrestation de deux enfants de six et dix ans, mardi à Floirac (Gironde), à la sortie de leur école parce qu'ils étaient soupçonnés d'avoir volé un vélo.



Décidément, les bons petits soldats de l’UMP sont prêts à tout pour exister y compris à faire preuve de la démagogie la plus abjecte … à moins que derrière tout cela se cache leur vision de la société de demain. Dans ce cas, il est grand temps de s’inquiéter.
Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 14:36
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Deux ans après l'élection de Nicolas Sarkozy, les faits sont sans appel. La situation de la France en mai 2009 est pire qu'en mai 2007, et pas seulement à cause de la crise.


Nicolas Sarkozy a fait de l'agitation permanente sa principale méthode de communication. Mais il y a loin de l'agitation à l'action et de l'action aux résultats.


L'absence de résultats est le principal trait de la présidence de Nicolas Sarkozy. C'est un échec du point de vue même des objectifs qu'il s'était fixé publiquement :baisse du pouvoir d'achat, augmentation du chômage, hausse de la délinquance violente, difficultés à se loger, difficultés à se soigner ... Aucune des grandes promesses de 2007 n'a été tenue.


Toutes les semaines, les Français ont droit à de nouveaux discours, de nouvelles annonces, de nouvelles lois. Mais derrière, ce sont des textes bâclés, des réformes de régression et des politiques inadaptées. Le résultat, c'est l'inefficacité et l'injustice.

 



Avoir besoin, comme il le fait, de rouvrir constamment les mêmes chantiers est la meilleure preuve de ses échecs. Depuis 2002, 23 lois sur la sécurité mais 23% de hausse de la violence contre les personnes. C'est l'inflation dans l'inefficacité.


Derrière cette absence de résultats pour la majorité des Français, on trouve aussi des effets très concrets, qui dessinent, quand on rassemble les pièces du puzzle, le vrai projet de Nicolas Sarkozy. Celui pour lequel il n'a aucun mandat des Français, mais qu'il applique néanmoins méthodiquement.


C'est un projet injuste et inégalitaire pour la société, qui favorise les plus riches et précarise les autres.


C'est un projet autoritaire et qui porte atteinte à la démocratie, qui vise à museler les contre-pouvoirs et à redessiner la société sur un modèle vertical et une conception personnelle et arbitraire du pouvoir.


C'est un projet qui affaiblit la laïcité et alimente le communautarisme et vise à rompre avec la tradition républicaine française.


C'est un projet atlantiste et occidentaliste, qui veut en finir avec le consensus français sur notre indépendance et qui fait allégeance à l'Europe libérale.


Avec mes amis socialistes, nous souhaitons dénoncer avec force ce bilan catastrophique, chiffres et faits à l'appui. Nous ne dissertons pas sur la méthode ou sur les intentions. Nous regardons les résultats tangibles. Et ils sont désastreux. Mais, contrairement à d'autres, les Socialistes ne font pas critiquer. Nous proposons. Oui, une autre politique est possible et crédible. Elle existe. C'est celle portée par les socialistes.


Télécharger le document présentant les promesses non tenues de Sarkozy et les propositions concrètes des Socialistes.

Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 09:18
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La France traverse la plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Loin de prendre la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.


Le paquet fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des Français. Sa suppression permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.


Grâce au bouclier fiscal, en 2008, année de déclenchement de la crise, 834 contribuables disposant d’un patrimoine supérieur à 15 millions d’euros ont, chacun, perçu un chèque de l’État de 368 000 euros ! La Grande-Bretagne ou les États-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à lutter contre la crise ; en France l'UMP s'accroche désespérément à son bouclier fiscal et s’enferre dans l’inaction.


C'est pourquoi, avec le Parti socialiste,  je demande la suppression du paquet fiscal et du bouclier fiscal.





Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /Avr /2009 11:49
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Comparaison n'est pas raison. Mais, depuis quelques mois, analystes et commentateurs se réfèrent à la "crise de 1929". Y a-t-il des points communs avec celle que l'on vit ? Peut-on s'inspirer des réponses qui furent alors apportées ? Echapperons-nous aux drames et souffrances qu'elle a engendrés ? L'Histoire ne se répète pas mais il arrive qu'elle bégaie. Il n'est pas inutile de l'approcher pour regarder notre présent.


La crise de 29 part encore de l'Amérique. Depuis 1926, on peut acheter des actions à crédit. Les investisseurs et boursicoteurs se précipitent. Mais trois ans plus tard, le remboursement des intérêts est supérieur aux gains boursiers. Pour payer il faut vendre des titres... comme aujourd'hui les maisons pour les fameux "subprimes". La crise part encore de l'endettement. La production automobile chute d'un tiers dans l'année 29. On s'y croirait !


La même année, deux hommes, deux ministres des Affaires étrangères, deux Prix Nobel 1926 font preuve d'une étonnante clairvoyance : Aristide Briand pour la France, Gustav Stresemann pour l'Allemagne. Tous deux s'adressent en septembre 1929 à l'Assemblée de la Société des Nations et préconisent la création d'une Fédération européenne.


Aristide Briand était ministre des affaires étrangères de la France
et Gustav Stresemann, ministre des affaires étrangères de l'Allemagne


 

Aristide Briand : « Je pense qu'entre les peuples qui sont géographiquement groupés, comme les peuples d'Europe, il doit exister une sorte de lien fédéral ; ces peuples doivent avoir à tout instant la possibilité d'entrer en contact, de discuter leurs intérêts, de prendre des résolutions communes, d'établir entre eux un lien de solidarité, qui leur permette de faire face, au moment voulu, à des circonstances graves, si elles venaient à naître. »


Malheureusement, la crise économique des années 30 et l'arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne balaient cette proposition novatrice. On connaît la suite ...


Aujourd'hui seize pays ont la même monnaie. Où en serions-nous s'il y avait seize monnaies différentes ? L'euro est protecteur. Ceux, qui en 1992 n'en voulaient pas, feraient bien d'y réfléchir. Personne ne souhaite de crise. Quand elle est là, mieux vaut la traverser avec l'Europe que sans l'Europe.


D'après un texte de Bernard Poignant, Député européen

Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 20:59
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Bien que le gouvernement se refuse à parler de récession, la situation économique est de plus en plus difficile et les conséquences de la crise de plus en plus visibles, le chômage augmente et la précarité s'installe dans de nombreux foyers.


Face à cette situation, la solidarité est plus que jamais nécessaire. Même au sein de la majorité parlementaire des voix s'élèvent et proposent au gouvernement de revenir sur certaines dispositions de la loi Tepa et notamment le fameux bouclier fiscal. La réponse n'a pas tardé. Selon le ministre du Budget, « le bouclier fiscal est une mesure de justice sociale ».  Il se moque de nous.


En effet, le bouclier fiscal adopté dans le cadre de la loi Tepa se révèle injuste, inefficace et coûteux. Sa charge a doublé l'an dernier pour l'Etat : il a dû reverser au total 458 millions d'euros aux bénéficiaires. Les 756 foyers fiscaux les plus riches se partagent 63% des sommes reversées soit plus de 600 000 € par foyer.  A l'inverse, 59% des bénéficiaires du dispositif se sont partagé moins de 4,8 millions d'euros, soit 1% du total.


Malgré les multiples pressions pour modifier ce dispositif, Nicolas Sarkozy refuse de changer «cette mesure de justice, car il n'a pas été élu pour augmenter les impôts». Là aussi, il se moque de nous. Il a été élu sur le thème du pouvoir d'achat ... mais probablement pas celui de l'ensemble des Français. Peut-être ne s'adressait-il qu'à plus riches amis et supporters.



Alors que nous attendions notre brave Président sur le thème du pouvoir d'achat celui-ci après de luxueuses vacances au Mexique dans la maison d'un narcotraficant, s'offre ne sortie en banlieue pour se faire mousser sur ces questions sécuritaires qu'il affectionne tant. Chassez le naturel ...


Justice fiscale et sociale, hausse du pouvoir d'achat, lutte en faveur de l'emploi ... autant de revendications que nous serons, je l'espère, des milliers à défendre dans les rues du Mans demain matin.

Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 19:03
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Le jeudi 22 janvier, sur ma proposition, la section Le Mans Sud du Parti socialiste accueillait Stéphane LE FOLL notre euro député sarthois pour évoquer « le Manifesto ».

 

Adopté à Madrid, au début du mois de décembre 2008 par les 27 représentants des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes de toute l'Union européenne, le Manifesto est désormais le programme commun de l’ensemble des socialistes européens pour les élections européennes du 7 juin 2009.

 

Intitulé "Les citoyens d'abord : Un nouveau sens pour l'Europe”, le Manifesto présente plus de 60 propositions concrètes, parmi lesquelles :


- Une stratégie européenne pour une croissance verte et intelligente afin de créer 10 millions de nouveaux emplois pour 2020 


- Une nouvelle réglementation pour les marchés financiers couvrant tous les acteurs financiers, y compris les fonds spéculatifs et de capital d'investissement


- Une réduction des émissions engendrant un changement climatique dans des industries comme le transport et le bâtiment


- Un pacte européen sur les salaires afin de garantir des salaires minimaux décents dans tous les Etats membres


- Un renforcement de la lutte contre la traite des femmes et des enfants à des fins d'exploitation sexuelle. 




Stéphane Le Foll a notamment souligné que pour la 1ère fois, les socialistes européens seront unis autour d’un même programme présentant aux électeurs un choix clair entre le PSE et nos opposants. Un choix clair entre une Union européenne progressiste où les Etats membres travaillent ensemble pour endiguer la crise économique et du climat au service de tous les citoyens en Europe et une Europe conservatrice qui met notre avenir dans les mains du marché. 


Alors que la droite détient la majorité depuis quatre ans en Europe. Qu'a-t-elle fait pour une société plus juste ? Elle a ignoré les intérêts des ménages et des salariés. Nous voulons engager l'Europe dans une nouvelle direction afin de créer une société plus juste et donner plus de force à l'Europe pour peser sur le devenir du monde.

 

Le débat avec les militants et sympathisants présents a notamment permis de mettre en avant les avancées de ce texte notamment sur les questions environnementales et sociales tout en regrettant que les évolutions politiques et institutionnelles ne soient pas évoquées dans le texte.


Les socialistes français désigneront démocratiquement les candidats qui seront chargés de défendre le manifesto aux élections européennes par un vote à bulletin secret le 12 mars prochain.

Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 12:33
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Depuis quelques jours, on ne parle plus que de Barak OBAMA. Pour ma part, j'ai plutôt envie de vous parler du Président sortant Georges W. BUSH qui vient de faire ses adieux avec cette phrase assez juste -une fois n'est pas coutume - « l'Histoire jugera » balayant d'un trait de plume toutes les critiques émises à l'encontre de ses deux mandats à la tête des Etats-Unis d'Amérique.


« L'Histoire jugera » ... et bien prenons le au mot. Quel souvenir le président W. Bush laissera dans les livres d'histoire ? Je pense qu'à son sujet on pourra évoquer une triple impasse :


Une impasse diplomatique

Alors, qu'il était tenté par un retour à la vieille doctrine Monroe conduisant les États-Unis à se tenir éloigner des affaires du reste du monde, les attentats du 11 septembre 2001 ont conduit le Président Bush à s'intéresser à ce qui se passait sur les autres continents. Négligeant la communauté internationale et l'ONU, le président Bush  a alors mis en œuvre une politique étrangère unilatérale conduisant à un fiasco considérable : intervention militaire en Afghanistan, guerre en Irak, relance de la guerre froide avec la Russie, échec du dialogue avec l'Iran, soutien sans faille à Israël au détriment du processus de paix ...


                     Plantu, Le Monde, 2003


Autant d'échecs qui ont conduit à déstabiliser un peu plus le monde.  De la même façon, le refus américain de ratifier le traité créant la Cour Pénale Internationale ou les pratiques liberticides de Guantanamo ont contribué à jeter l'opprobre sur une nation qui a toujours été à la pointe du combat pour la liberté.


Une impasse économique

Il serait bien sur trop facile de mettre au passif de l'administration Bush la crise économique qui secoue la planète depuis quelques mois. Toutefois, elle a certainement sa part de responsabilités dans cet élément qui contribue au désordre actuel. En effet, convaincu de la justesse des thèses ultralibérales, le Président Bush a systématiquement refusé les propositions qui auraient permis d'encadrer et limiter les effets du Capitalisme financier dont on mesure aujourd'hui l'étendue des ravages. Première puissance économique de la Planète, les Etats-Unis sont aujourd'hui dans une situation catastrophique marquée par l'explosion du chômage et des difficultés financières sans précédents.


Une impasse écologique

Prisonniers des lobbies de l'industrie pétrolière, le Président Bush a également refusé toutes les mesures permettant de lutter contre le réchauffement climatique  et la dégradation de notre environnement. Premiers pollueurs et premiers consommateurs d'énergie de la planète, les Etats-Unis auraient dû être à la pointe de ce combat ... Ils ont préféré se mettre en marge en refusant notamment de signer le Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.


Alors, l'histoire jugera, certes, mais les charges pesant contre le Président sortant sont déjà bien lourdes. L'espoir placé dans Barak Obama en est d'autant plus immense puisqu'il lui appartient de sortir les Etats-Unis d'Amérique de l'impasse des années Bush.




Barak Obama, un super héros très attendu ...

Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 21:03
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Le Président de la République, le président de l'Assemblée nationale et la majorité UMP ont pris la responsabilité d'ouvrir une crise politique majeure.


Ensemble, ils ont conçu un projet de loi organique qui a pour but essentiel d'entraver le droit d'amendement des parlementaires et à limiter l'expression de l'opposition. Ils ont décidé d'enfreindre la Constitution qui protège et garantit ces droits. Ils veulent mettre fin à la tradition parlementaire qui imposait un consensus entre la majorité et l'opposition sur les règles touchant au fonctionnement des Assemblées. Ils veulent priver les parlementaires de leur liberté individuelle de défendre des amendements et de les utiliser pour informer l'opinion des dangers d'un texte de loi.


Le déroulement des débats en cours à l'Assemblée nationale témoigne d'une dérive autoritaire visant à bâillonner l'opposition parlementaire, à lui retirer le seul pouvoir qu'elle détient encore dans nos institutions : le temps de débattre, le temps d'expertiser les textes, le temps d'éclairer les Français.


Pour vous en convaincre, il vous suffit de visionner la vidéo de la dernière séance.


Dans ces conditions, il nous est impossible de continuer un tel simulacre de débat. Il ne s'agit pas d'un combat partisan. Nous défendons le droit inaliénable pour chaque parlementaire de modifier le cours d'une loi. Nous défendons le droit d'exprimer le sentiment des citoyens qui nous ont élus.


Notre droit d'amendement, c'est aussi votre liberté d'expression.




Acceptez-vous que demain l'Assemblée nationale ressemble à cela :
Une opposition absente car muselée ?



C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un appel à la mobilisation pour la défense des droits du Parlement. Vous trouverez une pétition et des informations complémentaires sur le lien suivant.


Nous comptons sur votre soutien.


Appel du groupe socialiste de l'Assemblée nationale

Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 18:55
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