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Politique nationale et internationale

 

La principale actualité politique de la semaine a sans conteste été la présentation par le Gouvernement de son projet de réforme des retraites. Beaucoup de choses ont déjà été dites. A l'instar des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, je considère que la réforme proposée est inacceptable, injuste, essentiellement à la charge des salariés, comptable et de court terme, sans réponse aux vraies questions.

 

Dessin-Retraites.jpg


Le report brutal à 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes ; celles et ceux ayant des carrières incomplètes et chaotiques en particulier les femmes qui sont aujourd’hui 28% à travailler jusqu’à 65 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

 

La situation financière actuelle de notre système de retraite est pour l’essentiel due à la crise, pourtant 85% des efforts sont demandés aux salariés. Les entreprises, les hauts revenus, les revenus du capital sont 5 fois moins mis à contribution que les salariés. Les fonctionnaires se voient imposer une augmentation drastique de leur cotisation conduisant à une baisse de leur pouvoir d’achat.

 

La réforme proposée ne répond ni aux questions d’emploi, en particulier des jeunes et des seniors, ni à la résorption des inégalités hommes-femmes, ni à la reconnaissance de la pénibilité… elle renvoie aux futures générations l’incertitude de la pérennité des régimes de retraites solidaires par répartition.

 

Cette réforme, loin de répondre à l’enjeu de société qu’est celui de l’avenir des retraites, est brutale et porteuse de recul social pour la quasi-totalité des salariés du privé, du public et des régimes spéciaux.

 

La journée d'action du 24 juin sera décisive pour instaurer un rapport de force à même de contraindre le Gouvernement à revenir à la table des négociations.

 

D'après le texte d'un communiqué commun des organisations

syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA du 17 juin 2010.

 

Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 15:38
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appel_18-juin.jpg Une fois passé le flot de commentaires insignifiants sur la magnifique défaite des bleus face au Mexique, les médias en ont fait une tonne sur les 70 ans de l'Appel du 18 juin du Général de Gaulle … et pour une fois, ils avaient raison !

 

J'ai toujours beaucoup de mal à exprimer des sentiments clairs sur ce très grand personnage de notre Histoire. Il est certain que j'admire l'Homme des années 40 - 46. Parlant à la BBC ce 18 juin 1940, de Gaulle accomplit là un geste exceptionnel, affirmant que la France vaincue ne doit pas perdre l'honneur et appelant les Français à le suivre. Ce geste de refus n'allait pas de soit pour un militaire de son rang … pourtant, sa prise de position est l'acte fondateur de la renaissance de la France après sa terrible défaite et la demande d'armistice formulée par le Maréchal Pétain.

 

Son action à la tête de la France Libre a permis à la France de rester l'une des grandes puissances de ce monde et de tenir une place importante dès 1945 … alors que le gouvernement légitime de la France avait fait le choix du camp allemand. Sa détermination à la tête du Gouvernement Provisoire de la République Française a permis le retour de la République que Pétain avait mise à bas dès juillet 40.

 

Pourtant, je ne peux ressentir qu'un certain malaise en pensant à l'homme de 58. Son retour au pouvoir sur fond de troubles instrumentalisés par ses amis et la présidentialisation de notre République demeurent pour moi des éléments négatifs à mettre au passif de notre grand Homme.


Mais aujourd'hui, je ne veux me souvenir que de l'Homme qui a démontré combien l'honneur était le seul idéal, combien la liberté devait être défendue envers et contre tout. Aujourd'hui, De Gaulle appartient à toutes et à tous.

Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 22:17
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Alors que nous venons de mettre la dernière main au programme 2010 du Contrat Urbain de Cohésion sociale du Mans, l'ensemble des acteurs sont très inquiets devant l'absence de pilotage politique du dossier au niveau national.

 

La réforme de la géographie prioritaire d’intervention et la renégociation des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) sont, à nouveau, repoussées d’une année. A ces reports, confirmés par le Premier ministre, lors de l’installation du Conseil national des villes, s’ajoutent le renvoi à une date ultérieure de la prochaine réunion du comité interministériel des villes, qui ne s’est plus réuni depuis janvier 2009, et les incertitudes entourant le devenir des zones franches urbaines et le suivi des quartiers dont les opérations de rénovation urbaine sont achevées.

 

Fadela Amara, en charge de ce dossier, est de plus en plus transparente et n'a plus une once de crédibilité. Le gouvernement attend probablement une nouvelle flambée de violence pour refaire de la Politique de la ville une de ses priorités.

 

En attendant, l’indécision gouvernementale est préjudiciable à la coordination de l’action des acteurs de la politique de la ville qui favorise une gestion approximative.

 

Politique de la ville


 

Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 20:40
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Ce matin, comme de nombreux Sarthois, j'ai défilé dans les rues du Mans pour marquer mon opposition au projet de réforme des retraites concocté par le Gouvernement. Ce n'était pas forcément la foule des grands jours, mais nous étions tout de même plusieurs milliers (3 500 d'après Ouest-France, 9 000 selon le Maine Libre) et beaucoup plus nombreux que lors des précédents défilés. Mais, il ne s'agissait que de l'acte I de la mobilisation.

 

Manif-27-mai.jpg


Car si tout le monde est pleinement conscient de la nécessité de réformer le fonctionnement de notre système de retraite, nous sommes de plus en plus nombreux à considérer que la méthode proposée par le gouvernement est absolument injuste puisque l'effort portera essentiellement sur les salariés notamment à travers le relèvement de l'âge de la retraite.

 

Je suis totalement effaré par la tournure pris par le débat depuis hier, Nicolas Sarkozy reprochant à François Mitterrand d'avoir abaissé l'âge de la retraite en 1981 … il y bientôt 30 années. A ce rythme, il devrait peut-être reprocher au Général de Gaulle d'avoir mis en place la Sécurité sociale et sa branche vieillesse en 1945.

 

En fait, il s'agit avant tout pour lui de détourner le débat au moment où ressortent ses promesses de campagne selon lesquelles il ne toucherait pas à l'âge légal de départ en retraite. Mais après tout, n'avait-il pas promis d'être le Président du pouvoir d'achat ? Il s'agit également de porter le débat ailleurs au moment où plusieurs sondages montrent que les Français préfèrent le plan présenté par le PS à celui du gouvernement.

 

Pour une réforme juste, efficace et durable des retraites, le PS propose un système universel et personnalisé reposant sur quatre piliers :

1) Trouver des ressources nouvelles à travers la mise à contribution des revenus du Capital (25 milliards par an) et une augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations patronales et salariales à partir de 2012 (12 milliards d’euros en 2025)

2) Améliorer l’accès à l’emploi des seniors

3) Mieux prendre en compte la pénibilité et la revaloriser les petites retraites

4) Aller vers un système universel et personnalisé : la retraite choisie qui suppose le maintien à 60 ans de l'âge légal de départ en retraite.


Si vous souhaitez en savoir plus et vous faire votre propre avis, je vous invite à télécharger les propositions du Parti Socialiste en cliquant ici.

 

 

 

Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 22:04
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Courageusement, Martine AUBRY première secrétaire nationale du Parti Socialiste s'est lancé dans un combat de grande envergure : lutter contre le cumul des mandats. Elle a ainsi fait adopter à une très large majorité par les militants socialistes un principe assez simple : à partir des élections sénatoriales de 2011 et législatives de 2012, plus aucun parlementaire socialiste ne pourra cumuler son mandat national avec une responsabilité au sein d'un exécutif local (maire ou adjoint, président ou vice-président d'un Conseil général ou régional).

 

Mon expérience d'élue local m'a convaincu depuis plusieurs années que cette disposition va dans le bon sens.  Ainsi, au Conseil général de la Sarthe du fait du cumul des mandats, le Président et ses principaux vice-présidents sont très peu présents … une à deux jours par semaine seulement pour gérer une collectivité qui brasse près de 600 millions par an et emploie plus de 2 000 agents.

 

L'exemple type du cumulard est la députée UMP du Sud Sarthe. Elle est députée, vice-présidente aux affaires sociales (plus de la moitié du budget du département), maire d'une petite commune, vice-présidente de sa  communauté de communes et Présidente du pays. Résultat : elle est nulle part et partout à la fois. Au Conseil général, lorsqu'on l'interroge en séance, les services sont contraints de luis souffler la réponse à l'oreille … et à l'Assemblée nationale, au dernier classement d'assiduité des députés, elle se classe 487ème  sur 577, une place peu flatteuse explique le Maine Libre du jour (Marietta KARAMANLI est 52ème).

 

Martine AUBRY a donc raison de vouloir avancer sur ce sujet même si cela fait grogner les barons locaux du PS … Entre siéger à Paris et diriger une mairie, un Conseil général ou régional, il faudra choisir mes chers camarades. J'ai moi-même fait le choix, il y a plusieurs années, de ne pas être candidat à la députation après le départ de Raymond DOUYERE, pour me consacrer pleinement à mes deux mandats locaux.

 

cumul-des-mandats.jpg

 

Toutefois, les récalcitrants ont peut-être raison sur un point : la mesure ne s'appliquera qu'aux socialistes et pas aux élus UMP. Aussi, la solution est simple que le groupe PS dépose un projet de loi qui s'appliquera alors à tous et voyons comment réagissent les élus UMP : Nicolas SARKOZY ne s'est-il pas déclaré favorable à cette mesure ?

 

En tout cas, ma conviction est faite … tiens bon Martine !

Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 21:53
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Les chiffres de l’INSEE viennent confirmer les bons résultats de la gestion des collectivités locales, l'INSEE parlant même « des performances exceptionnelles dans la gestion des Collectivités ». Alors que la gestion de l’Etat par le gouvernement est qualifiée de catastrophique tandis que celle des administrations locales est rigoureuse.

 

Le besoin de financement (part de l’investissement financée par l’endettement) des administrations locales (Régions, Départements, Communes …) atteint 5,6 milliards contre 8,7 milliards d’€ en 2008, soit une baisse de 35% ! Le déficit de l’Etat, en revanche, augmente de 112%.

 

Alors qu’elles ont massivement investi pour protéger les salariés de la crise et de la politique du Gouvernement, pour préparer la reprise et notre avenir, alors qu’elles sont soumises à la pression financière de l’Etat qui les étrangle financièrement, les collectivités locales ont malgré tout réussi à réduire leur recours à l’endettement de manière spectaculaire.

 

Le Président de la République et son Gouvernement devraient prendre exemple sur cette gestion plutôt que multiplier les mensonges sur les collectivités.

 

Aussi, face à un tel démenti, il est attendu du Gouvernement qu’il reconnaisse enfin que son projet de contre-réforme territoriale va venir affaiblir et désorganiser des collectivités qui fonctionnent bien et qui offrent des services publics de proximité et de qualité, auxquels les citoyens sont attachés.

Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 17:05
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logo-fete-europe-60ans-petit_fr.jpg Submergé par la masse de travail en retard accumulé pendant mon séjour en Espagne, j'ai un peu délaissé mon blog-notes cette semaine.  J'ai d'autant plus honte que j'ai laissé passer le 9 mai, journée de l'Europe alors même que nous fêtons cette année les 60 ans de la Déclaration Schuman, véritable point de départ de cette magnifique aventure qu'est la Construction européenne.

 

Le 9 mai 1950, la presse fut invitée dans le Salon de l'Horloge du ministère français des Affaires étrangères, au Quai d'Orsay à Paris, pour une communication de la plus haute importance.

 

Les premières lignes de la déclaration du 9 mai 1950, rédigée conjointement par Robert Schuman, Ministre français des Affaires étrangères, et son conseiller et ami Jean Monnet, appellent la France, l'Allemagne et tout autre pays européen volontaire à mettre en commun leur production de charbon et d'acier pour jeter les premières bases concrètes d'une Fédération européenne.

 

Déclaration schuman

 

S'éloignant des utopies paneuropéennes du début de siècle, Schuman choisit pour la première fois de développer une approche éminemment pragmatique. Il déclare ainsi "L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait". C'est l'une des phrases clés du discours, qui reste encore aujourd'hui la base de la "méthode communautaire" qui a guidé l'intégration européenne.

 

Le projet présenté le 9 mai prévoyait donc de créer une institution européenne supranationale chargée de gérer les matières premières qui étaient à l'époque la base de toute puissance militaire, le charbon et l'acier. Pour les pays concernés, il impliquait de renoncer à la propriété - jusque-là purement nationale - du "nerf de la guerre". Et cela alors même que ces pays venaient à peine de se déchirer dans un conflit épouvantable, laissant derrière lui d'innombrables ruines matérielles et morales, avec leur lot de haines, de rancunes et de préjugés.

 

A noter que ce 9 mai 2010 a revêtu un aspect particulier au Mans puisque la Maison de l'Europe inaugurait ses nouveaux locaux au 35 rue de Degré au Mans. Née sur les bases d'Eurodoc 72 jusqu'à présent hébergé au Collège Les Sources, la Maison de l'Europe dispose désormais sur ma proposition d'un appartement dans un collectif du quartier Chasse Royale destiné à devenir un nouveau pôle associatif.

 

Maison-de-l-Europe.jpg

 

Ouvert à tous, ce centre de documentation et d’information, rassemble 2 000 ouvrages, CD et DVD liés à l’Europe. Et propose rencontres, débats, expos, conférences…

 

Pour en savoir plus : site internet de la Maison de l'Europe du Mans.

 


Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /Mai /2010 13:52
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Petit-Poing-et-la-rose-a-l-envers.jpg La fin de l'année est souvent propice à la diffusion de bétisiers ou de bilans.  C'est un peu des deux que je vous propose dans cet article de Jean-Michel NORMAND, journaliste au Monde chargé notamment de suivre l'actualité du Parti socialiste.

 

Ce qu'il y décrit est malheureusement la stricte vérité  Vivement 2010 afin de tourner la page et s'engager réellement dans la rénovation du PS et de ses pratiques. Le début de l'année est généralement celui des bonnes résolutions ... Alors autant espérer !!!


Pour les plus intéressés, je vous recommande la lecture régulière de son blog : puzzle socialiste.

 

Bonne lecture.


 


 

Une année s’achève que l’on ne regrettera pas. La crise qui infuse, le chômage qui explose, la grippe A qui rôde, les relents suspects du débat sur l’identité nationale, la qualification indigne des Bleus face à l’Irlande… Pour les socialistes, 2009 fut carrément une annus horibilis. Ils ont collectionné les passages à vide, presque égalé leur plus mauvais score électoral et fait preuve d’une incroyable capacité à détourner à leur détriment les polémiques qui auraient du faire du tort à la droite.

 

Rétrospective des dix évènements qui ont fait de 2009 une année proprement exécrable pour les socialistes.


- La démission d’André Vallini, premier accroc.

Ca commence bien. Le 12 janvier, quelques semaines après avoir été nommé secrétaire national à la Justice, le député André Vallini – spécialiste reconnu des questions judiciaires – quitte la direction du PS. Les « motifs personnels » invoqués concernent ses relations avec la première secrétaire qu’il juge trop autoritaire.

 

 - Le frisquet printemps des libertés.

Le 22 mars devait être un grand moment de mobilisation en faveur des libertés. Un Livre noir est publié et rendez-vous est donné au Zenith de Paris pour un « rassemblement » qui tourne au cauchemar. Pas plus de 1 500 participants sont présents au plus fort – si l’on ose dire – de la journée, dans un lieu qui peut en accueillir 4 000. Ratage organisationnel mais aussi politique : aucune d’orientation claire sur la question des flux migratoires et critique en règle de la télésurveillance…que pratiquent nombre de municipalités socialistes.

 

- La fâcherie Hadopi.

Partis avec ardeur, et non sans enregistrer quelques succès, à l’assaut de la loi Hadopi contre le téléchargement, les parlementaires socialistes n’avaient pas prévu qu’ils devraient subir l’ire d’une brochette – pas de première jeunesse mais emblématique – de l’intelligentsia de gauche. « Quand vous redeviendrez de gauche, vous saurez où nous trouver » balance ce beau monde à l’adresse du PS. Morale de l’histoire : il ne suffit pas de  croiser les artistes « amis » lors des grands rendez-vous culturels organisés par les collectivités locales de gauche pour croire que l’on parle politique avec eux. 

 

- Les simagrées de Rezé.

 Sentant que le scrutin de juin lui échappe, la direction du PS souhaite enterrer la hache de guerre avec Ségolène Royal. Le 27 mai, le meeting de Rezé, près de Nantes, est l’occasion de sceller la réconciliation entre Martine et Ségolène. La mise en scène en fait des tonnes : arrivée bras-dessus, bras-dessous, échange de cadeaux à la tribune, compliments réciproques, discours de Martine Aubry sur la « sororité »… Personne n’y croit et la cote de popularité des deux femmes en subira vite les conséquences.

 

- La Bérézina des Européennes.

Le 7 juin, c’est la cata. Les listes socialistes ne recueillent que 16,4% des voix et sont talonnées (16,2%) par Europe Ecologie. On n’est pas loin du plancher historique (14%) atteint par Michel Rocard en 1994. Emporté, comme ses partis-frères, par la crise de la social-démocratie européenne le PS français l’a aggravé en menant une campagne particulièrement médiocre. Martine Aubry est épargnée pour une excellente raison : personne ne veut sa place.

 

- Martine Aubry et l’effet boomerang.

Le 14 juillet, Martine Aubry est en pétard. Elle adresse à Manuel Valls une missive vengeresse l’enjoignant de se taire – le député de l’Essonne n’a, lors des semaines précédentes, comme d’habitude pas mâché ses mots pour réclamer des primaires ouvertes – ou de quitter le parti. Les quadras, unanimes pour une fois, et plusieurs autres dirigeants soutiennent le trublion et dénoncent le « caporalisme » de la première secrétaire.

 

- Retour de lance-flamme.

Quelques pages dans un ouvrage rappelant, sans apporter d’éléments réellement nouveaux, les accusations de « triche » lors de l’élection de Martine Aubry contre Ségolène Royal en novembre 2008 auront suffi à remettre le feu aux poudres socialistes. Pendant plusieurs semaines, Ségolène Royal fait mine de découvrir ce qu’elle connaissait pourtant et évoque une action en justice. Et c’est reparti: les socialistes s’entredéchirent pendant plusieurs semaines.

 

- Les dégâts collatéraux de « l’affaire ».

« L’affaire » Frédéric Mitterrand provoque des remous dans la majorité. Mais c’est sans compter avec le PS qui, sans tarder, vole la vedette à la droite avec une polémique comme lui seul sait en inventer. Le 9 octobre, les déclarations du porte-parole Benoît Hamon dénonçant les écrits d’un « ministre-consommateur » et jugeant « choquant », dans la foulée du FN, « qu’un homme puisse justifier, à l’abri d’un récit littéraire, le tourisme sexuel », déclenchent une nouvelle tempête. Harlem Désir critique « une offensive populiste ». Ambiance, ambiance… Mais on n’a encore rien vu.

 

-La prise (de tête) de Dijon.

Faute de s’être intéressée à un courant beaucoup plus composite qu’elle ne le pensait, Ségolène Royal n’a pas saisi que Vincent Peillon et ses amis avaient pris le pouvoir. Son réveil est brutal. Le 14 novembre, elle s’invite à Dijon où se tient une réunion organisée par ledit Peillon et ses invités MoDem, écologistes et ex-PCF du Rassemblement social, écologiste et démocrate. On sait ce qu’il advint ; cinq jours d’échange d’amabilités en public entre Ségolène Royal et son ex-lieutenant. Un Vaudeville où il fut question de « psychiatrie lourde » et (encore) de menaces de procès. Ségolène Royal réalisera un autre coup d’éclat en décembre en proposant, alors que le MoDem est en congrès, une offre publique d’alliance aux centristes de sa région Poitou-Charentes.

 

- Bis-repetita.

Et l’année se termine comme elle a commencé : par une démission du secrétariat national. Membre de cette instance au titre de vice-présidente du Laboratoire des idées, Lucile Schmid annonce son départ le 20 décembre, déçue par le (non) fonctionnement du « Lab » et l’absence de lien entre activité intellectuelle et décisions politiques.



Certes, nous avons scandaleusement ignoré les bons résultats du PS aux élections partielles, volontairement passé sous silence les victoires symboliques mais méritoires des parlementaires socialistes, ignominieusement snobé les prouesses sondagières de DSK, sciemment négligé la soudaine transformation, en août à La Rochelle, de Martine « La France qu’on aime » Aubry en égérie de la rénovation, adepte du non-cumul des mandats et convertie aux primaires. Certes, il y eut  quelques bonnes séquences socialistes et nous en avons rendu compte. De là à prétendre que 2009 restera dans les caves de Solferino comme un millésime d’exception ou même un cru moyen, il y a un abime que nous ne saurions franchir.

 

Et 2010 ? Pour le PS, le plus rassurant, c’est qu’il sera difficile de faire pire.

Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 21:55
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La construction d'un nouvel ordre mondial impose de répondre à 4 défis majeurs :

La multiplication des conflits locaux, le développement de nouvelles menaces comme le terrorisme ou la prolifération nucléaire rendent nécessaire de repenser les questions de sécurité à l'échelle mondiale et favoriser l'émergence d'un monde de paix.

Il faut aussi élargir la notion mêm
e de sécurité, en prenant en compte tous les problèmes qui pèsent sur l'avenir de l'humanité. Ainsi, l’urgence environnementale impose la nécessité de trouver des solutions rapides au réchauffement climatique, à la disparition des espèces végétales et animales afin de préserver notre environnement et la biodiversité.

Les questions environnementales sont intiment liées à la question du développement. Comme
nt assurer le légitime développement des pays du Sud sans dégrader davantage la Terre vue du ciel nature ? Comment assurer les besoins vitaux d’une population en forte augmentation alors que les ressources mondiales s’épuisent ? Le développement des pays du Sud est également l'un des défis à relever pour construire ce nouvel ordre mondial.

Enfin, la crise économique née de la crise américaine des Subprimes en septembre 2008 a montré les limites du capitalisme financier et surtout la nécessité de mieux réguler les flux financiers à l'échelle de la planète : lutte contre les paradis fiscaux, limitation des bonus des opérateurs du marché.

Il apparaît clairement que la solution à ces quatre défis ne peut pas intervenir dans le cadre national et nécessite des règlements internationaux dans le cadre d'une gouvernance planétaire. Aujourd'hui, les structures de dialogue sont nombreuses. Ainsi, l’ONU et ses organisations annexes tentent d’organiser la réflexion et l’action pour répondre aux défis majeurs de la planète : interventions des casques bleus sur les zones de conflits, conventions et traités internationaux, aide au développement, mise en place du tribunal pénal international ...

Toutefois, si les outils permettant l'émergence d'une gouvernance planétaire existent, ils ne peuvent être efficaces que si les États membres le veulent. Ainsi, pour défendre leurs propres intérêts, les Etats peuvent mettre en échec ou paralyser la recherche d’un consensus ou l’application des décisions prises. L'échec du Sommet de Copenhague en est, à nouveau, la preuve éclatante.

L’émergence d’une gouvernance mondiale n'est donc qu'une utopie ?
Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 12:07
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 18:46
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J'ai le plaisir de vous inviter à une soirée débat sur

 

La gauche face au monde de l'entreprise :

entre méfiance et incompréhension.

 

Le jeudi 19 novembre 2009 à 20h30

Maison de quartier Fulbert Masson, rue Maryse Bastié

 

Avec la participation de :

- Samuel CHEVALLIER, Président du MEDEF - Sarthe

- Guy BEAUNÉ, Militant syndical.

Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 20:32
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A l'heure où l'Europe célèbre la chute du mur de Berlin, de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Je me souviens des premières secondes du journal télévisé annonçant l'ouverture d'un point de passage entre Berlin Est et Berlin Ouest. Puis sont venues les images de cette foule en liesse prenant d'assaut le mur de la honte armée de simples marteaux. Je me souviens de leurs larmes de joie mais également des miennes.

 


J'avais 17 ans

J'avais 17 ans et  j'étais en Terminale au Lycée Sud. Alors que nous venions d'achever le cours sur la Guerre froide, elle prenait fin en direct sous nos yeux faisant éclater ce monde bipolaire né au lendemain de la Seconde guerre mondiale.

 

J'avais 17 ans et j'étais de la "génération Mitterrand", cette génération qui portait au revers de sa veste en jean, le badge de Solidarnosc (syndicat polonais de Lech Walesa) à côté de la main de SOS Racisme "Touche pas à mon pote".

 

J'avais 17 ans et je rêvais d'un nouveau monde. Un monde libéré de la menace de la Guerre Froide. Un monde de paix et de solidarité. Tout nous portait à y croire : la fin du communisme en Europe de l'Est, la libération de Nelson Mandela en Afrique du Sud, la paix dans la péninsule indochinoise, la fin des dictatures honnies d'Amérique latine … L'histoire s'écrivait sous nos yeux.

 

Me revienne en mémoire, les mots de François Mitterrand lors de ses vœux à la nation : " Nous avons été fiers de fêter cette année le bicentenaire de notre révolution […] et voilà qu'à deux cents ans de distance les mêmes mots, porteurs des mêmes espérances, ont renversé d'autres bastilles là où, en Europe, régnait encore la dictature […] personne n'aurait osé rêver pareille célébration pour un si bel anniversaire".

 

Qu'avons-nous fait de nos vingt ans ?

Au-delà de la nostalgie, repenser à cette période est douloureux tant nos espoirs ont été déçus. Notre rêve d'un nouvel ordre mondial s'est transformé en ce désordre mondial dans lequel jamais les guerres et les inégalités n'ont été aussi nombreuses et criantes.

 

La disparition de la chape de plomb du communisme et de la guerre froide a permis le réveil des nationalismes et autres intégrismes avec leur cohorte de conflits et de morts.

 

L'échec éclatant du système communiste a permis le triomphe du libéralisme et de ses excès : creusement des inégalités, règne de l'argent roi, destruction systématique des ressources de notre planète.

 

Faute d'être parvenu à mettre en œuvre une gouvernance planétaire, notre espoir d'un monde meilleur a volé en éclats …

 

Il y a vingt ans, "personne n'aurait osé imaginer une pareille célébration pour un si bel anniversaire".

Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 21:29
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