Lancée dans les années 90, le Technoparc des 24 heures s’est assez vite trouvé confronté à des difficultés importantes, la grande majorité des parcelles restant vides. On parlait alors de « Technoparc à lapins ». Suite à mes interventions pour dénoncer ce gâchis financier, le Conseil général a entrepris à partir des années 2000 une politique plus active de commercialisation de ce parc d’activités en ne le limitant pas seulement à l’industrie automobile. Si bien que le site accueille désormais 18 entreprises fournissant du travail à près de 500 salariés.
Le deuxième projet visait la création d’un grand parc d’attractions sur le thème de l’automobile entre Le Mans et Mulsanne. Avec André LANGEVIN, nous avons combattu vigoureusement ce projet au coût démesuré pour un résultat économique très incertain et surtout source majeure de nuisances pour les habitants du Sud du Mans. La création du Pôle d’excellence sportif lancé par la Ville du Mans a pris la relève de ce projet démesuré et peu adapté aux réalités économiques actuelles de l’économie du loisir en France.
Arrivé à la tête du Conseil régional en 1998, François FILLON a poursuivi son projet en proposant la création d’un lycée professionnel de l’Automobile à proximité immédiate du Circuit et du Technoparc. Dans les faits, ce projet consistait avant tout à réunir sur un même site les formations existantes au Lycée Sud ou à l’Escra, le tout pour un coût très important. Pendant des années, le dossier s’est enlisé – au propre comme au figuré – dans les terres humides bordant le Roule Crottes. Lors de l’alternance de 2004, la nouvelle majorité régionale de gauche a décidé de ne pas donner suite au projet initié par François FILLON mais de mettre en place l’IAM : l'Institut Automobile du Mans.
Les nouveaux locaux de l'IAM sur le Technoparc des 24 heuresAinsi, l’Institut va bientôt disposer d'une « plate-forme d'ingénierie » c’est-à-dire d’une batterie d'ordinateurs, équipés de logiciels dernier cri en matière de conception automobile assistée par ordinateurs (aérodynamique, suspension, crash test...). L'idée est que les entreprises puissent compter sur l'Institut pour lancer et valider des recherches grâce aux étudiants qui suivent l'une des formations dont l'IAM est partenaire.
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