Le Blog-notes de Christophe COUNIL

L'avenir du SMGV menacé par le désengagement de l'État. 10 ans de travail et d'efforts collectifs remis en cause.

7 avril 2014, le SMGV fêtait ses dix années d’existence dans la sérénité ; chacun s’accordant à reconnaitre l’excellence du travail accompli. Désormais, le SMGV rassemble dix communautés de communes (plus 335 000 habitants) et assure la gestion et l’entretien de 228 places de stationnement réparties entre 12 aires de stationnement modernes et pratiques.

Chacun avait pu alors souligner les énormes progrès accomplis sur la problématique des Gens du voyage qui, selon un participant, « n’est désormais plus un sujet lors du traditionnel Congrès des Maires de la Sarthe qui se tient à l’automne ».

Ces progrès sont le résultat des efforts financiers consentis par l’État, la CAF, le Conseil général et les collectivités membres qui ont permis un investissement de plus de  5 680 000 €  pour réaliser les 12 aires de stationnement et notre local technique sur le site du terrain du Mans.

A l'occasion des 10 ans du SMGV, j’émettais le vœu que « les dix prochaines années nous permettent  de renforcer nos actions au service des collectivités membres du SMGV et des usagers de nos équipements ».

Malheureusement, ces dix années d’efforts et de travail sont aujourd’hui menacées par la décision unilatérale de l’État qui vient de modifier les modalités de versement de son aide à la gestion des terrains.

En effet, depuis sa création le SMGV est soutenu par l’État à raison de 132,45 € par place et par mois ce qui  représente le tiers de nos recettes de fonctionnement. Un nouveau décret modifiant le calcul de cette aide conduira en 2015 à une diminution de près de 80 000 € du montant total de l’aide de l’État à la gestion de nos terrains (- 22%).

Collectivité à vocation unique, le SMGV n’a pas les moyens d’absorber une diminution aussi importante de ses recettes. Quelles solutions s’offrent à lui ? : Augmenter de 0,17 € par habitant et par an la participation des collectivités membres n’est pas concevable dans cette période où chaque collectivité doit consentir à réduire ses dépenses.

Nous n’aurions donc d’autres choix que de diminuer notre personnel et d’augmenter très fortement le prix de la redevance ? Là aussi, je m’y refuse à moins de vouloir dégrader ce que nous avons collectivement construit.

Au moment où j’écris ces lignes, il apparait clairement que nous sommes dans l’impasse. Notre outil de travail est aujourd’hui menacé. On aurait pu rêver d’une autre situation pour nos dix années d’existence.

Télécharger le rapport d'activités 2014 du SMGV

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